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formation des enseignants sur le terrain

Coordonné par A. Bouvier et J.P. Obin

 

Editions Hachette Education ISBN: 2-01-170519-03 (1998) 41, 90

Dernière de couverture

«Formateur de terrain» ! Il devient parfois difficile de saisir le sens de cette expression banalisée dans l'univers de la formation des maîtres, et certains lui dénient même toute signification. Le succès de la formule tient peut-être à son ambiguïté. En fait, l'expression dissimule une grande variété de statuts, de pratiques, de compétences et de lieux d'intervention. Son succès tient peut-être aussi à cela : chacun, à sa façon, y trouve son compte et y retrouve son identité.

L'ouvrage fournit des points de vue, des éclairages,

des remarques, quelques repères théoriques, des études de cas, autant d'éléments qui peuvent contribuer à faire avancer les réflexions, les débats et les analyses.

Table des matières

Introduction : Le terrain et ses formateurs A. Bouvier et J -P. Obin

P R E M I È R E P A R T I E

Préparer le terrain

Le rôle de la préprofessionnalisation J Lacotte

 

D E U X I È M E P A R T I E

Construire des compétences

La formation des professeurs d'EPS J. -P. Euzet

La formation des enseignants spécialisés D. Millet

La visite de classe M. Mante

Le mémoire professionnel R. Etienne

T R O I S I È M E P A R T I E

Former des formateurs

Les enjeux de la formation des formateurs L. M. Bélair

Former des praticiens-formateurs F. Clerc

Former des formateurs : vue d'une MAFPEN M. Bois

 

Q U A T R I È M E P A R T I E

Retour au terrain

Le rapport au terrain A. Bouvier

Dépasser l'alternance J -P. Obin

Le rôle des formateurs de terrain P. Perrenoud

Conclusion : Où l'on découvre que le terrain n'est pas seulement là où on le pense M. Develay

Un passage

<<En premier lieu, il faut donc se demander quels sont ces « objets mystérieux et indiscernables », disions-nous plus haut, ces phénomènes sociaux opaques que seul peut observer et rapporter un acteur de terrain stricto sensu, que tout autre formateur (ou chercheur) ne pourrait discerner et surtout — le plus surprenant — qu'un formateur de terrain n'est plus en mesure de percevoir si-tôt sa situation professionnelle modifiée. Quel est ce savoir diffus ?

Quelle est cette étrange compétence qui ne peut s'acquérir que dans une telle situation et fugace au point de disparaître avec elle ?

L'écoute du milieu des formateurs permet rapidement de constater que le terme « terrain fonctionne essentiellement comme un signe de « distinction » et de reconnaissance"'. De la sorte, il permet à certaines catégories d'acteurs de s'identifier pour se différencier des autres et se construire une identité.

Après tout, c'est une fonction sociale comme une autre, et sans cloute même plus importante que beaucoup. Mais suffit-elle pour une institution de formation? Peut-elle justifier d'esquiver les débats scientifiques, de refuser toute approche épistémologique et d'éviter d'aborder le registre des compétences ? Tel n'est pas notre avis.

Dans le cadre d'une formation professionnelle, la nécessité d'un rapport au terrain s'impose presque toujours. D'abord pour permettre à celui qui va exercer une profession de repérer les caractéristiques des diverses situations qu'il sera susceptible de rencontrer, ensuite pour observer les pratiques des acteurs déjà en exercice, pour les décrire, les formaliser et les théoriser, et enfin pour s'exercer dans un rôle nouveau, dans des conditions les plus proches possibles de celles que le futur professionnel connaîtra, tout en recevant les feed-back in-dispensables pour son auto-formation. Ces aspects ne sont récusés par personne, tout au moins explicitement. Si leur fondement tient plus d'une tradition orale qu'écrite et semble ignorer l'épistémologie, depuis quelques années un nombre croissant de travaux de recherche et des ouvrages sur la formation des enseignants tentent (après coup, mais mieux vaut tard que jamais) de leur trouver un fondement scientifique et épistémologique plus affirmé. Gageons qu'ils vont y parvenir sous peu.

À ce sujet, notons au passage que beaucoup de métiers aujourd'hui font appel à des simulateurs de plus en plus perfectionnés. Or, cette pratique semble exceptionnelle pour les métiers de l'enseignement. Faut-il s'en réjouir? Peut-être pas. Tient-elle à la faiblesse des instruments, à la complexité des situations ou à la résistance du milieu? Aux trois sans cloute.>> p. 196

Commentaire

Un livre bien utile sur les rapports de la théorie et de la pratique dans la formation

 
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