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Définition d'un Système

             Voici plusieurs définitions d'un système. Elles ne sont pas équivalentes et montrent les différents points de vue possible.

             "Il est depuis longtemps établi que l’homme dans ses activités tant pratiques que cognitives ne peut faire que deux choses : conjoindre et disjoindre.” “Mais de plus amples investigations montrent que ces deux actes, la jonction et la séparation, ne jouent pas un rôle égal dans l'activité humaine : l'une de ces deux fonctions, l’acte de joindre, la conjonction, est première, l’autre est toujours dérivée et résultante, l’acte de séparer, la disjonction." (Bogdanov Essays in Tektology, p. 64 de la traduction anglaise

           La pertinence de la question 'Qu'est ce que cela fait?' (Modélisation Systémique) par rapport à la question:'De quoi c'est fait ?' (Modélisation Analytique)

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Définition simple:

<<Un système (ou unité complexe organisée) est un ensemble d'éléments (ses composantes) en interactions dynamiques, organisés en fonction d'un but. >>(Alain Bouvier)

Structure et système

             Un système a une structure mais la notion de système introduit un aspect dynamique, évolutif (le temps) en plus.

Définition plus complexe:

<<Un système est un objet complexe, formé de composants distincts reliés entre eux par un certain nombre de relations. Les composants sont considérés comme des sous-systèmes, ce qui signifie qu’ils entrent dans la même catégorie d’entités que les ensembles auxquels ils appartiennent. Un sous-système peut être décomposé à son tour en sous-systèmes d’ordre inférieur ou être traité (au moins provisoirement) comme un système indécomposable, c’est-à-dire comme un système réduit à un seul élément. L’idée essentielle est que le système possède un degré de complexité plus grand que ses parties, autrement dit qu’il possède des propriétés irréductibles à celles de ses composants. Cette irréductibilité doit être attribuée à la présence des relations qui unissent les composants. On pourra donc parler à ce propos de relations définissantes. Les propriétés globales les plus intéressantes d’un système sont celles qui ont trait à son comportement évolutif. On suppose que l’évolution d’un système est conditionnée à la fois par les modifications internes qui peuvent affecter les composants ou les relations définissantes et par les interactions qui peuvent s’établir entre le système et son environnement. Au cours de son évolution, un système peut conserver une certaine stabilité; il peut aussi se transformer soit dans le sens de la désagrégation, soit dans le sens d’une plus haute intégration.>> (Encyclopédie Universalis)

 

DEFINITION DU CONCEPT DE SYSTEME - ACTE

JL LM, TSG TM http://www.mcxapc.org/ouvrages.php?a=display&ID=48

             Le premier paradoxe de la théorie tient à ce qu'elle est présumée définir une méthode de recherche d'un objet qu'on aurait au préalable, sinon déjà trouvé, au moins su définir, de telle façon qu'on puisse le reconnaître ultérieurement !

             Sur ce paradoxe ont achoppé la plupart des traités : contraints : d'initialiser le processus par une définition et une seule, ils inhibent leur progression ou se contraignent à des contorsions intellectuelles qui dégradent la théorie en une collection d'éphémères recettes. Convenons à leur décharge que L. von Bertalanffy lui-même ne les a pas directement mis en garde, en proposant à l'occasion une définition du système aussi pauvre que possible : il semble en premier lieu que la définition des systèmes comme " ensemble d'éléments en interaction " est si générale et si vague qu'on ne peut pas en tirer grand-chose. Ceci n'est cependant pas vrai (L. von Bertalanffy, 1968-1973, p. 37). Hélas ! Car on montrerait sans peine que cette définition analytique et ensembliste a fourvoyé bien des chercheurs qui ne perçurent pas le passage qu'elle autorisait avec d'autres définitions, au moins aussi fécondes .

 

             Pour échapper à cette contradiction formelle, nous avons suivi, quasi spontanément, un autre itinéraire que celui de " la définition d'abord " : plus détourné sans doute, mais peut-être plus " public ".

             En partant de l'histoire d'une intention, celle de la recherche des méthodes pour bien conduire sa raison et donc pour représenter honnêtement le monde connaissable, nous avons progressivement fait émerger un paradigme qui s'exprime correctement par un idéogramme (celui de la figure 2.5). Il nous est loisible alors de baptiser Système Général la description de ce schéma qui a semblé typifier les articulations essentielles du discours auquel on se référait. Cette description (plutôt que cette définition) est sans doute générale et intentionnelle, mais son exposé devrait nous suffire à reconnaître un tel objet artificiel lorsque nous le rencontrerons : un objet qui, dans un environnement, doté de finalités, exerce une activité et voit sa structure interne évoluer au fil du temps, sans qu'il perde pourtant son identité unique.

 

De façon plus triviale, mais peut-être plus mnémonique :

- quelque chose (n'importe quoi, présumé identifiable)

- qui dans quelque chose (environnement)

- pour quelque chose (finalité ou projet)

- fait quelque chose (activité = fonctionnement)

- par quelque chose (structure = forme stable)

- qui se transforme dans le temps (évolution)

 

ou encore, en acceptant une définition passe-partout du mot objet :

             Cette définition par congruence de cinq concepts communément entendus constitue une construction suffisamment formalisée pour être communicable et intelligible. Elle se justifie par sa généralité (elle est compatible avec toutes les définitions usuelles du concept de système) et par son objectif avoué : fournir un support explicite à un mode normatif de conception de modèles de phénomènes perçus par un observateur (concrets ou abstraits, tangibles ou intangibles). Elle se reconnaît directement héritière d'une pratique scientifique fort développée depuis le XVIIe siècle, pour laquelle le mot système caractérisait un mode de représentation (un modèle, donc) général et pourtant spécifique (image d'enchevêtrements et de combinaisons multiples) . Il est plus de cent désignations d'objets ou de phénomènes fort divers qui s'introduisent par le préfixe " système " sans que celui-ci les uniformise : il révèle quelques traits communs à tous, confusément perçus, celui par exemple de leur complexité présumée. Cette invariance n'est-elle pas significative ? C'est sans doute par l'examen des histoires du mot système que l'on trouvera la plus sérieuse légitimation de ce concept et de sa définition contemporaine. Ce sera précisément en faisant œuvre d'historien des sciences, des philosophies et des arts et techniques que les systémiciens contemporains parviendront à rassembler les traits permanents associés à la conjonction exceptionnelle que l'on nomme désormais le système général.

 

Idéogramme du SG, repris de MSCx p40

Ci dessous

 

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